Transmission et vecteurs du virus West Nile

L’infection de l’homme ou des animaux est assurée le plus souvent par des piqûres de moustiques infectés. Les femelles de ces insectes (Famille des Culicidae) se contaminent en prenant un repas de sang sur des oiseaux infectés considérés comme des réservoirs et hôtes amplificateurs du virus.

Chez le moustique, le virus finit par migrer dans les glandes salivaires puis lors de repas de sang ultérieurs (quand la femelle pique un autre hôte), le virus peut être injecté à des humains ou à des animaux. Selon la réceptivité de l’hôte, le virus se multiplie et peut provoquer la maladie.

Les espèces du complexe Culex pipiens, qui comprend différentes espèces de moustiques, présentes aussi bien en régions tempérées qu’en régions tropicales, sont considérées comme de bons vecteurs du virus West Nile. Ce complexe regroupe différentes formes morphologiquement similaires mais présentant des différences écologiques, physiologiques et éthologiques. Les principaux représentants de ce complexe sont Culex pipiens Linné 1758 (présent dans les régions tempérées) et Culex quinquefasciatus Say 1823 (occupe les régions intertropicales et tropicales).

– Le virus peut aussi se transmettre par contact avec d’autres animaux infectés, avec leur sang ou d’autres tissus.

– Une très faible proportion d’infections humaines est produite lors de transplantations d’organes, de transfusions sanguines ou de l’allaitement au sein. On a signalé un cas de transmission transplacentaire.

Vecteur WNCycle de transmission du virus West-Nile : moustiques principaux vecteurs ; oiseaux réservoirs ; homme et chevaux hôtes sensibles

 

Dr. Ali Bouattour, PhD, entomogiste, Institut Pasteur Tunis